texte
de Michel Baudat "Arles, ville sainte" Actes
Sud
Située dans le Vieux-Bourg, nom ancien du quartier
de la Roquette, l'église est mentionnée une première fois en
972, mais il faut attendre 1270 pour qu'elle se voit attribuer
la mention de "paroisse".
Elle
fut remaniée de nombreuses fois, modifiée
au 12è siècle.
L'église fut vraissemblablement reconstruite une première fois
en 1343. Le prix-fait de la construction de son clocher en 1426,
suggère qu'elle avait englobé l'église Saint André qui lui était
contigü. Un cloître et un cimetière apparurent en 1445. Une nouvelle
construction des bâtiments fut effectuée en 1604.
Elle
conserve encore son abside romane noyée dans
des constructions postérieures. Le tableau du maître-autel, rprésentant
le martyre de Saint Laurent, fut réalisé par Trophime Bigot en
1638 (actuellement déposé à Saint Césaire).
Sous
l'Ancien Régime, elle
était le sièged'une paroisse qui s'étendait le long du Rhône,
et qui était peuplée de pêcheurs et de matelots. C'était le
siège de la confrérie des Gardians de camargue, qui y était
établie sous le titre de Saint Georges (transférée depuis la
désaffectation de l'église, à Notre dame
la Major).
De
ce que l'on pressent de l'église,
lorsque l'on passe rue Saint Laurent, il ne subsiste que cette
gargouille.
Vendue comme
bien national, elle servit d'entrepôt, plus récemment, elle
accueillait un des cinémas d'Arles.