Dès le 10e siècle on trouve mention du quartier sous le nom de Borg Vielh (Vieux
Bourg).
Du 10e au 13e siècle, le quartier se structure autour
de deux églises paroissiales : Saint-Laurent et Sainte-Croix.
Au 14e siècle, la guerre des Routiers, le siège
d'Arles par Duguesclin, les remontées des corsaires catalans
par le Rhône, la guerre civile contraignent à renforcer
la défense du quartier et de la ville.
La tour de la Roquette
en est aujourd'hui encore le témoignage.
Sur les bords du Rhône se développe
une activité économique
importante liée aux échanges fluvio-maritimes.
Bateaux de mer, radeaux venus de Bourgogne et du Dauphiné,
transports de pierres, de sel, de blé s'arrêtent à la
Roquette.
Au 16e et 17e siècles, le transport fluvio-maritime
engendre une activité croissante.
Marchands, pêcheurs, marins, artisans, paysans se côtoient.
La Roquette s'embellit et prospère.
Au 13e siècle, on établit des chantiers navals
où se construisent et se réparent les allèges
et les tartanes, les navires emblématiques du commerce
arlésien et roquettier.
A la Roquette la mentalité est plus révolutionnaire
qu'ailleurs dans la ville : Les idées s'affrontent - parfois
avec des coups - au quartier de l'Hauture où se trouvent
les royalistes.
Au 19e siècle l'arrivée du chemin de fer provoque
l'effondrement de l'économie fluviale. Les marins, les
artisans, désertent le quartier et les maisons délaissées
vont devenir le lieu d'accueil des immigrés, italiens,
portugais, espagnols, gitans, maghrébins.
La population de la Roquette présente un kaléidoscope
de toutes ces années successives.
Mais la Roquette est
un bel exemple de cohabitation harmonieuse de populations différentes.
Aujourd'hui la Roquette prend conscience de son histoire, de
sa richesse, de la beauté de ses maisons et de ses rues.